Imageur

  

eos350d

  

     En tout 2 configurations distinctes ont vues le jour pour réaliser la fonction d'acquisition d'images :

    1. L'acquisition des objets du ciel profond
    2. L'acquisition planétaire

    

Acquisition ciel profond

 

 Pour ces objets plus ou moins étendus et toujours faibles ,même si certains sont visibles à l’œil nu ou avec de petits télescopes, il y a 2 configurations distinctes :

  1. acquisition avec un Appareil Photo Numérique (APN) ou DSLR en anglais
  2. Acquisition avec la CCD QSI583 WS8
  3. Les filtres CCD / APN

 

Appareil photo numérique 

 

Plusieurs appareils photo se sont succédés avec le temps. Un Canon EOS 20D au tout début de l'imagerie, non modifié, puis est venu un 350D modifié Baader et enfin un Canon EOS 1000D défiltré partiellement.

Si vous voulez comprendre les différentes modifications des appareils photo regardez l'article sur la modification des APN sur ce site.

 

Les critères qui m'ont amené à faire ces choix sont : 

  • Un appareil modulable diurne / nocturne
  • Une compatibilité avec les softs et surtout IRIS
  • Bonne maitrise des basses lumières car on est en astro

 

Petite revue du marché pour faire son choix :

  • Canon : a prendre sans hésiter, ils ont toutes les qualités requises
  • Nikon : une superbe colorimétrie, se destine plus au grand champ sur trépied à mon avis
  • Sony : je connais un astram avec cette marque et les brutes sont flatteuses mais c'est une marque marginale

 

Mon conseil : partez sur un APN Canon, vous aurez une valeur sûre. De plus prenez le moins cher : il bénéficiera de la même technologie pour le capteur et le pré traitement interne que les versions semi pro ou pro pour beaucoup moins cher.

 

Autre chose : défiltrez le vous verrez la différence, c'est grandiose en sensibilité dans le H alpha !! 

 

Si vous êtes équipé en Nikon ou une autre marque, pas de panique, ils marchent aussi : ne les jetez pas, photographiez le ciel avec. Vous verrez que vos sortirez de superbes images aussi.

Mais surtout prenez un reflex, vous n'aurez pas de soucis pour le fixer sur votre instrument ni pour accéder à la longue pose.

 

 Caméra CCD

qsi-583ws8

Viens le temps où la CCD titilla mon ego et mon portefeuille. Mais pourquoi passer de l'APN à la CCD ??  ( Bon l'APN sert quand même de temps en temps mais plus épisodiquement )

Diverses raisons sont intéressantes. La première est le choix de la matrice donc de sa taille et de la taille des pixels. Ceci nous permet d'adapter la CCD à l’instrument et au type d'objet que l'on souhaite imager. Les autres raisons sont les suivantes : refroidie donc moins de bruit, plus sensible surtout en Halpha, possibilité de luminance réeele, ajout de la couleur si l'on veut, .....

 

Personnellement, je voulais garder un champ proche de celui de l'APN qui est idéal avec la NP 127IS et est de 1.9°*1.3°. On rentre facilement les nébuleuses dans ce champ.

Dans cette taille de capteur se trouve justement le KAF8300 qui me donne 93'*70' d'arc soit 1.55°*1.17° et une résolution de 1.69"/pixel ce qui n'est pas trop mal en CP même si on peut pousser  la résolution plus bas.

Dans l'idéal, une roue a filtre intégrée serait super avec la caméra mais non essentielle car on peut prendre d'autres marques de roue à filtre et composer son setup comme on le souhaite

 

Reste maintenant le choix de la marque :

 

  • Apogee ALTA 8300 : Du lourd mais du bon et très bien refroidi, dommage qu'elle soit hors budget
  • Atik 383L+ : Un rapport qualité prix imbattable pour ces caméras, elle est dans la course au vu de son tarif intéressant
  • FLI micro/pro line 8300 : Encore du bon, très bien refroidie mais quelquefois des soucis avec le SAV, de plus trop chère pour moi
  • Moravian G2 8300: Lors de mon choix ils n'étaient pas encore connus sur le marché, mais techniquement au point, et réactifs probablement l'i=un des meilleurs choix actuellement en qualité/prix
  • SBIG STT/STF 8300 : Idem que Moravian, leurs caméras lors de mon choix étaient vieillottes et peu remises en question, mais ils ont changé avec leurs nouvelles séries qu sont intéressantes
  • QSI 583 W/WS/WSG/WS8/WSG8 : Elle a été le choix avec la roue a filtre intégrée 8 positions sans le diviseur optique car trop cher. J'en suis content, elle n'a jamais plantée en 3 ans et les drivers/plugins sont régulièrement mis à jour. Que du bon pour moi et pour l'instant avec cette caméra. Bon refroidissement également, je travail à -20°C sus 0°C toute l'année sans aucun soucis.

 

Maintenant qu'on a choisi la caméra, il faut des filtres.

 

Les filtres CCD / APN

 

          Les filtres CCD


LRGB50RSmall
Le choix de ceux que l'on veut prendre est important :

 

  • L : luminance, il laisse passer tout le spectre visible d'environ 400 nm à 750 nm, il sert a avoir du détail et de l'information lumineuse en pagaille
  • R : Red ou Rouge, il ne laisse passer que la lumière rouge et servira à reconstruire la couche rouge de l'image. Il laisse passer le signal de 600 nm à 700 nm environ, on fait souvent du binning 2*2 pour gagner du signal sur les couches couleur
  • G : Green ou V pour vert, il laisse passer le vert soit 475-575 nm environ
  • B : Blue ou bleu, il laisse passer le bleu soit 400-500 nm environ
  •  : Halpha, il laisse passer la rie de l'hydrogène ionisé, idéal sur les nébuleuses et quelques galaxies pour booster le nébulosités présentes dans les bras ( dans le rouge )
  • SII : Soufre II, il laisse passer les raies du soufre ionisé des nébuleuses ( dans le rouge orangé)
  • OIII : Oxygène III, la raie de l'oxygène ionisé des nébuleuses (dans le vert)
  • NII : Azote II, la raie de l'azote ionisé très très proche du Hα et donc souvent inclue dans ce dernier filtre. Le filtre doit faire moins de 5 nm pour pouvoir séparer le Hα  du NII. Pour les nébuleuses
  •  : rie de l'hydrogène ionisé qui se trouve dans le vert et utile pour certaines nébuleuses
  • NIR : proche infra rouge, ne laisse passer que le spectre au delà du visible, intéressant en planétaire pour limiter la turbulence et observer certaines raies d'émission hors du visible
  • Photométriques : Ces filtres servent à faire des mesures de luminosité des étoiles, plusieurs systèmes différents existent avec des filtres différents

 

Les plus couramment utilisés en imagerie "artistique" sont les filtres L, R, V, B pour tous les objets puis Hα, SII, OIII pour les nébuleuses.

 

Voici un panel rapide du marché :

 

  • Astrodon : La référence en matière de filtres. Ils sont fiat en fused silica, très biens polis et acceptent de très courts rapports F/D. Autre avantage, les séries E et I en LRVB suivant le capteur pour harmoniser les temps de poses couleur
  • Astronomik : De très bons filtres mais produisent parfois un petit halo, plus critiques sur les petits rapports F/D
  • Baader : dans la lignée des Astronomik, rien de plus à ajouter 

 

 J'ai opté pour des filtres astrodon en LRVB adaptés au capteur KAF8300 et la série 5 nm pour les filtres Halpha, SII, OIII.

 

          Les filtres APN

 filtre APN

Il n'y a pas de différence notable entre les filtres PAN et les filtres CCD. Ce sont les mêmes sauf que :

 

  • L, R, V, B ne sont pas utilisés vu que le capteur est couleur ( quoique les première modifications N&B arrivent chez les amateurs)
  • Hα, SII, OIII ( NII, Hβ) peuvent être utilisés pour les nébuleuses
  • OWB : Particularité pour les appareils défiltrés qui permet de retrouver une balance des blancs correcte sans rien modifier à l'APN

 

Ensuite pour les maintenir, soit vous optez pour des filtres en 50.8 montés devant l'APN, soit vous avez les moyens d'approcher suffisamment le filtre et un 31,75 sera suffisant ou, si vous préférez, Astronomik commercialise des filtres clipsables dans l’appareil photo ( Canon uniquement) qu'il soit au format APS ou full frame.

 

Acquisition planétaire

 

Pour pouvoir faire des acquisitions planétaire, nous vaons besoin de :

  1. Caméra
  2. Filtres
  3. Roue à filtres

 

Caméra

BaslerACE
La contrainte est tout autre pour cette discipline. Les objets restent petits hors mis le soleil et la lune et l'on cherche a avoir beaucoup de détails.

 

Pour avoir des détails, on cherche a "figer" la turbulence. Pour cela on va prendre beaucoup d'images à des cadences élevées et avec un temps de pose le plus court possible. On pourra ensuite ne garder que les meilleures images pour le traitement final.

 

Les premières acquisitions étaient faites avec des webcams ( modifiées ou non). Maintenant, les astronomes partent plus facilement sur des petites caméras dédiées qui sont nu peu plus performantes en terme de rapidité, qualité d'image et bruit.

 

Petit tour d'horizon de ces caméras utilisables en imagerie planétaire :

 

  • Celestron Neximage et autres clones : Petite, efficace, grand capteur et petits pixels ( trop petits pour moi) mais  néanmoins intéressante
  • IDS μeye : petite caméra industrielle, très bonne électronique, choix du capteur mais prix trop élevé pour moi
  • Lumenera SKYnix : Les premières vraies caméras planétaire sur le marché avec ses 12 bits de dynamique en acquisition, choix du capteur, mais comme IDS trop chères pour moi
  • The Imaging Source : Petites, industrielles, choix du capteur et donc du champ et de la résolution mais restent en 8 bits : dommage, leur tarif est intéressant
  • ZWO ASI 120 : La petite dernière arrivée sur le marché, pas chère du tout, rapide, intéressante quoi
  • Basler ACE : Celle que j'ai choisie. Caméra industrielle fiable, choix du capteur, 12 bits, USB3 pour moi, tarif abordable. Made in europe et logiciel Genika Astro que je trouve super bien fait : merci Fred ;)

 

 Filtres

 

baader filtre colore

Si la caméra planétaire est une caméra monochrome, il faudra utiliser des filtres L, R, V, B pour recomposer la couleur comme pour l'imagerie ciel profond.

Le choix des filtres se fait sur la même base que pour ceux du ciel profond.

On peut néanmoins ajouter des filtres IR pour le planétaire. Ils permettent de limiter la turbulence par leur grande longueur d'onde ainsi que d'améliorer le contraste sur certaines planètes comme Jupiter ou Mars par exemple.

  

 

Roue a filtres

 

orion FW manuelle
C'est bien beau d'avoir les filtres mais il faut aussi pouvoir les insérer dans le train optique. Pour la caméra QSI, j'ai opté pour la roue a filtre intégré mais là, avec la caméra Basler 1300 elle n'existe pas.

Il faut d'abord faire un choix sur la taille des filtres, 95% du temps, en imagerie planétaire les filtres en 31,75 sont suffisants. C'est ce pour qui j'opte.

Ensuite la roue peut être manuelle ou motorisée. Vu mon utilisation, la restriction des coûts est en oeuvre, j'opte donc pour une roue a filtre manuelle ( la motorisation sera un projet pour cette fin d'année 2014 si tout va bien)

 

Regardons ce qui se fait sur le marché en matière de roue a filtre en 31,75 mm :

 

  • Apogee : Très bien, mais uniquement motorisée et hors de prix
  • Atik : 2 versions, une motorisée, une manuelle. toujours dan sla droite ligne proposée par Atik, excellent rapport qualité prix
  • Brightstar : idem à l'Atik mai sen moins connu.
  • SBIG : très bien mais aucune n'est prévue pour être montée sur autre chose qu'une caméra SBIG
  • StarlightXpress : Excellente roue a filtre, fine et dispose en option d'un diviseur optique mais trop chère pour mon projet
  • SkyWatcher / Orion : même combat, correcte sans plus mais prix plus qu'abordable. C'est mon choix en solde pour économiser dessus. Peut être un peu de bricolage en perspective